vendredi 14 novembre 2014

les études par correspondance

Alors, pour te résumer un peu le parcours chaotique de ma scolarité.
Tout avait super bien commencé, tellement que j'ai sauté une classe à l'école primaire. Psychologiquement je l'ai un peu mal vécu ("oh l'intello" blablabla et autres méchancetés que se lancent les gamins) mais je me suis vite fait des amis. J'ai passé mon collège et mon lycée sans encombres, j'ai obtenu mon bac avec mention en été 2012.

Puis vient le temps des "études sup". Cette finalité qu'on attend avec impatience tant la vie au lycée nous paraît trop nulle. Il y a ceux qui savent, ou du moins qui croient savoir : leur vie, c'est le marketing, le commerce, la com', la pub'. Il y a ceux qui tâtonnent, qui ne savent pas trop, qui se dirigent vers une fac de droit ou de langue en espérant y trouver leur vocation.

Puis il y a moi, assoiffée de découvertes, mais même pas majeur, pourtant prête à faire le grand saut dans la vie étudiante. Je décide de partir en Histoire de l'Art, à la fac d'Aix en Provence (je suis de Toulon à la base) sans trop y réfléchir. Sans y réfléchir du tout même. C'est juste l'intitulé qui m'inspirait le plus lors de la journée portes ouvertes (quelle idiote). Je m'installe dans mon micro-studio de 12 m2 à Aix. Waouh, c'est chouette dis donc. Je mange quand je veux, je fume sans me cacher, je fais ma petite vie. Par contre les cours, c'est pas ça du tout. Et je suis tout de même très seule. Résultat, en novembre: retour à Toulon, chez Papa et Maman.

S'en suit une grosse déprime, une jolie dépression. Mes troubles alimentaires reviennent, je perds 6 kilos, comme ça. Je vais voir le médecin qui me met sous traitement homéopathique, super.
J'essaye donc de survivre tant bien que mal, j'attends que le temps s'écoule. Je travaille, je fais de la danse.

Rentrée 2013 : c'est décidé, je pars en fac de danse à Nice. Cette fois, c'est tout bien réfléchi, et puis la danse, vraiment, c'est tout ce que je sais faire. Alors avanti, je me dis. Appart' sympa, je prend un chaton pour pas me sentir seule, j'habite à 2 pas de la fac (littéralement). Tous les cours ne me plaisent pas, m'enfin, je me dis que c'est la vie, qu'on fait pas toujours ce dont on a envie. Ambiance en cours pas mal, les filles (et oui classe de danse je te rappelle) sont sympas, quoi qu'un peu pestes parfois, un peu vantardes pour certaines.
Tout se passe bien jusqu'aux premiers partiels. Je les passe, avec succès, bien que j'aie séché pas mal de cours (j'ai eu mon premier semestre youpi j'ai au moins réussi une fois dans ma vie). Et puis tout retombe, je sais pas, les sales pensées reviennent, la petite voix dans ma tête aussi : "pourquoi tu fais tout ça, en fait?" me dit-elle. Oui c'est vrai ça? Je sais toujours pas ce que je veux faire. Prof de danse? Non merci, j'en ai jamais eu envie. Cette guerre dans ma tête s'est empirée, la petite voix prenant le dessus sur ma raison. Je passais mes journées/soirées à pleurer, j'ai fumé comme un pompier, je passais des jours entier sans sortir de chez moi. Et la dépression est revenue se nicher dans ma vie, sans prévenir.

Février 2014, non sans encombres, non sans conflits avec mes parents qui ne me comprenaient pas : retour chez Papa et Maman. Pour la seconde fois.

Le moral n'était déjà pas au beau fixe, alors quand on m'a reposé la question "quoi mais t'es ENCORE arrêté?" - "oui, voilà" - "mais pourquoi? je pensais que ça te plaisais?". Oui c'est vrai que je disais ça à tout le monde, mais plus je le disais, plus ça m'en persuadait. Je me suis rendue compte que je me mentais à moi-même. Je faisais semblant. Alors je peux te dire que, la rentrée 2014 approchant, je faisais pas la fière. Cet été on me demandait ce que j'allais faire l'année prochaine, je répondais que je ne savais pas.

Histoire de faire quelque chose sans risquer de refaire comme les autres années, cette année, je tente les études par correspondance. Je fais donc une licence de sociologie à distance. Les cours sont sympas, on verra aux partiels si ma manière de travailler est la bonne. Mais je sais toujours pas ce que je veux faire. Ca me laisse un peu d'avance, ça fait croire à tout le monde que je suis normale et j'ai enfin une réponse à la question "tu fais quoi sinon, dans la vie?".



Ces années de retard ont fait que la plupart de mes amis ont terminé ou presque leurs BTS ou leurs études. Ils ont un avenir, tracé ou pas, ils ont un filet pour les rattraper. Moi je n'ai rien. J'ai même l'impression d'être prise au piège et que c'en ai finit de la vie pour moi, que j'ai tout gâché.

Et toi, ton parcours scolaire ?

2 commentaires:

  1. Ben dit donc! C'est que nous nous ressemblons! Qu'est-ce que c'est que cette manie de nous définir par le travail? Je suis moi aussi aux études par correspondance (en administration) sans trop savoir où ça me mèneras..Je viens de publier aussi sur ce sujet : http://rose-et-bum.com/2014/11/que-fais-tu-dans-la-vie.html. Si tu as envie de discuter un peu plus en profondeur, n'hésite pas à communiquer avec moi en tout tant! xx

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  2. Coucou! Comme j'aime bien ton blog et que j’ai été nominée au Liebster Award 2014, je profite de cette occasion pour te nominer à mon tour! N'hésite pas à me contacter en tout temps si tu as des questions!! Voici le lien pour tout les détails : http://rose-et-bum.com/2014/11/liebster-award-2014.html . Bisoux!

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